Syndicat de journalistes CGT - section de l’Agence France-Presse

Agence France-Presse Branch of the French National CGT Journalists' Union (SNJ-CGT)


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POURQUOI IL FAUT VOTER SNJ-CGT

 

Le second tour des élections des représentants journalistes au Comité d’entreprise et des délégués du personnel sera clos ce vendredi à 14H00. Les événements depuis la rentrée l’ont encore prouvé : les syndicats sont capables de se faire entendre et de porter haut la voix du personnel, à condition d’être combatifs. Et pour ça, vous pourrez toujours compter sur le SNJ-CGT.

Nous avons su insuffler une forte mobilisation, relayée à l’extérieur de l’Agence, qui a mis en difficulté le Pdg Emmanuel Hoog, pressé d’en finir avec le statut de 1957. Nous avons gagné un peu de répit. Mais rien n’est encore acquis, tout dépendra de nous.

Dans la foulée de l’affaire Média9, la motion de défiance proposée à l’origine par le SNJ-CGT a été un franc succès : 57% de participation (en deux jours !) et près de 90% de "pour".

Depuis son arrivée, Monsieur Hoog cumule à lui seul près de 70 heures de grève !

POUR DÉFENDRE L’AFP

Le SNJ-CGT n’a cessé de dénoncer ses méthodes de gestion et son empressement à casser l’AFP et son statut en collaboration avec le pouvoir en place au plus haut niveau de l’État. L’affaire Média9 a mis en évidence ces liens de proximité.

La seule stratégie du Pdg : un lobbying intense auprès du cercle des décideurs de tous bords, en s’appuyant sur une garde rapprochée recrutée à grands frais et rarement à bon escient. Qu’on songe à l’embauche comme directeur commercial et marketing de quelqu’un qui n’y connaît rien !

Dans le même temps, Hoog multiplie les contrats avec des sociétés extérieures pour des audits (social, event-manager, etc.), dépensant sans compter. Pour le seul changement de logo réalisé par Euro RSCG, un coût de 500.000 euros est avancé par certains membres du 6ème.

Aujourd’hui, isolé, désavoué par une motion de défiance et la grève du personnel, le Pdg tente de s’en sortir comme il peut et par là-même de sauver sa tête. En spécialiste des coups tordus (souvenons-nous du déménagement), il installe un rideau de fumée autour de la réforme du statut, en créant délibérément la confusion, pour désorienter et démobiliser le personnel.

Le SNJ-CGT, qui a fait dans le passé des propositions sur ce point - table ronde au Sénat et commission Pigeat- (voir ici-même les réponses de la CGT au questionnaire Pigeat) -, affirme que toute discussion sur le statut avec le Pdg est aventureuse tant que subsiste l’épée de Damoclès de la PPL Legendre.

POUR DÉFENDRE SON INDÉPENDANCE RÉDACTIONNELLE

Le vote de défiance confirme le bien-fondé et la justesse des analyses du SNJ-CGT pour la défense de l’indépendance rédactionnelle et financière de l’AFP.

Certains dans la haute hiérarchie rêvaient pourtant de se muer en tour de contrôle et de nous faire entrer dans leurs cadres idéologiques afin de ne pas déplaire au pouvoir. Partie prenante de la CGT, syndicat largement majoritaire dans l’entreprise, le SNJ-CGT l’avait écrit dès septembre 2010. Il a été le premier à dénoncer l’interventionnisme aigu, les actes de censure et les pressions de la hiérarchie pour une information docile, bien-pensante et pipolisée (voir ici-même le communiqué "CONTRE LA MISE EN COUPE RÉGLÉE DE LA REDACTION, ORGANISONS NOUS ").

POUR DÉFENDRE SON PERSONNEL

Dès son arrivée, l’homme "connu sur la place de Paris" nous avait gratifiés d’une lettre au contenu délirant pour défendre LA SCISSION DE LA RÉDACTION par le déménagement. Seule la CGT avait alors voté contre et s’en était expliquée, quand d’autres se prononçaient en catimini.

Le déménagement de services rue Vivienne, au nom d’une modernisation multimédia mal conçue et dont le principal résultat a été une perte d’âme de la rédaction, est une aberration. Une majorité des salariés concernés s’était prononcée contre, la direction n’en a pas tenu compte. Pour nous, LA RÉUNIFICATION est toujours à l’ordre du jour.

Quant au développement du multimédia, il se fait sans AUCUNE CONCERTATION. A notre initiative, les élus au CE ont dû faire appel à la justice -qui nous a donné raison- pour que la direction respecte le personnel et ses instances représentatives.

Le SNJ-CGT a été et restera à la pointe de la lutte CONTRE LA PRÉCARITÉ A l’AFP. Pressée par les syndicats et l’Inspection du travail, la direction a dû ouvrir des négociations, mais là aussi il aura fallu une grève, à l’initiative du SNJ-CGT, pour avancer. C’est notre syndicat qui a proposé la création d’un pool de renforts/remplacements permettant de titulariser sans attendre les CDD les plus anciens. Nous étions disposés à signer un accord qui contient des avancées, mais la direction a fait d’emblée UNE APPLICATION DISCRIMINATOIRE du protocole en excluant un des six CDD les plus anciens. Cela n’a pas gêné d’autres syndicats...

Quant à l’accord sur "un revenu minimum garanti" pour les pigistes photo et vidéo - approuvé par certaines organisations sans consultation des premiers concernés -, il ne garantit rien du tout !

Concernant les expatriés, la direction a donné son accord pour reprendre les négociations qu’elle a interrompues subitement il y a plus d’un an. Depuis, elle applique des dispositions arrêtées de manière unilatérale et qui constituent un véritable carcan. Quasiment impossible d’en sortir, c’est à prendre ou à laisser. Là aussi, le SNJ-CGT sera ferme.

VOTEZ ET FAITES VOTER SNJ-CGT, PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER

SNJ-CGT AFP, le 19 septembre 2011