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"CONCERTATION" DE HOOG : LA DEFIANCE RESTE A L’ORDRE DU JOUR

 

Le Pdg Emmanuel Hoog a annoncé fin septembre l’ouverture d’un "cycle de concertation avec les partenaires sociaux" sur la réforme du statut. La CGT considère que les conditions d’une discussion sereine, sincère et hors de toute pression ne sont pas réunies et que le "menu" imposé par le Pdg ignore ce que le personnel a dit clairement à travers sa mobilisation et la motion de défiance.

La CGT, comme tous les autres syndicats, avait exigé avant toute discussion la communication du document adressé par le gouvernement français à la Commission européenne.

C’est le jeudi 6 octobre seulement que la Direction a enfin communiqué cette réponse aux organisations syndicales. La CGT, qui avait été convoquée par le Pdg ce jour-là, a par conséquent demandé le report de cette entrevue, le temps d’étudier ce document. Alors même que l’ensemble des organisations syndicales avaient réclamé officiellement, devant le C.E et en assemblée générale, la remise de cette pièce avant toute discussion, trois d’entre elles se sont malgré tout rendues chez le Pdg sans l’avoir reçue. Comprenne qui pourra !

Ce processus est contraire à toute transparence, et propice à toutes les manœuvres. Emmanuel Hoog commence par recevoir les organisations les moins représentatives et/ou les plus conciliantes, histoire de tenter d’aboutir à des convergences avec elles, pour mieux enfermer les organisations syndicales les plus sourcilleuses sur la défense du Statut.

On devine les objectifs : donner à penser, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Agence, que la Direction dialogue, puis parvenir à un "relevé de conclusions" comportant des modifications du Statut, dont pourraient s’emparer les parlementaires avant l’élection présidentielle au nom d’un "consensus", même partiel.

Nouveau leurre de Monsieur Hoog : les réunions bilatérales

La CGT considère que des négociations sur un thème aussi important que l’avenir de l’Agence doivent se faire en séance plénière, en toute transparence et avec des compte-rendus accessibles à l’ensemble du personnel. C’est ce qu’elle dira au Pdg lors d’une entrevue lundi 10 octobre.

Si le Pdg s’entête, la CGT NE PARTICIPERA A AUCUNE AUTRE RÉUNION CAR NOUS REFUSONS DE PASSER AU CONFESSIONNAL.

Aujourd’hui, le Pdg ne mentionne plus la PPL Legendre dans ses communiqués mais il continue d’ignorer la motion de défiance votée le mois dernier par la majorité absolue du personnel et une majorité écrasante de 88% de votants. Il n’a toujours pas clarifié ses intentions sur ses projets de réforme du Statut, auxquels il n’a pas renoncé. Il n’a toujours pas dit si la voie législative était abandonnée au profit de la voie réglementaire pour régler le contentieux avec Bruxelles sur le financement partiel de l’AFP sur des fonds publics.

Grâce à la mobilisation des salariés de l’AFP et depuis la victoire de la gauche au Sénat, la PPL Hoog-Legendre n’est plus d’actualité. Mais les manœuvres de lobbying du Pdg continuent, au point qu’une PPL "relookée" pourrait bien voir le jour après mai 2012, voire avant. Des parlementaires de la majorité comme de l’opposition continuent à mettre en garde contre tout "immobilisme", pour reprendre leur expression, sur la réforme du Statut.

La CGT persiste à penser que la priorité, ce n’est pas une réforme de la "gouvernance", autrement dit de la composition du conseil d’administration, mais de sécuriser les financements de l’AFP pour assurer son développement. Nous ne voyons pas en quoi remplacer des administrateurs de la presse au C.A par un Prix Nobel de littérature - une idée un moment avancée par E. Hoog - fera avancer les intérêts de l’Agence. Au contraire : nous avons besoin d’administrateurs connaissant parfaitement le marché de la presse et la gestion d’entreprises de presse.

Lundi, nous donnerons au Pdg notre opinion sur la procédure en cours à Bruxelles : nous considérons que, comme l’affirme le gouvernement auprès de Bruxelles, les abonnements payés par les services de l’État ne sont que la CONTREPARTIE COMMERCIALE DES SERVICES D’INFORMATION FOURNIS. Évidemment, la procédure sera longue et nous interviendrons dans ce débat chaque fois que nécessaire.

Par contre, nous dirons clairement au Pdg qu’il n’est pas question pour nous de remettre sur le tapis les dispositions-clé de la PPL Legendre qui ont été fermement rejetées par le personnel.

CGT toutes catégories

PARIS, le 07/10/2011