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LA PREUVE PAR NEUF DE L’ABSURDITE DU DEMENAGEMENT

 

Soirée électorale de la présidentielle : la preuve par neuf de l’absurdité du déménagement

Le 1er tour de l’élection présidentielle a offert une démonstration grandeur nature et en temps réel de l’absurdité de la scission de la rédaction provoquée par le déménagement d’une bonne partie des journalistes du siège, désormais hébergés rue Vivienne dans un espace glauque et inadapté, y compris d’un point de vue sanitaire (problèmes de climatisation, entre autres).

Sans doute consciente que son éloignement des services de production parisiens entraverait la communication et la coordination internes, la Redchef et la Direction de l’information se sont installées pour la soirée électorale dans la "salle des dominantes", à deux pas des équipes regroupées au service politique (y compris le service "web et mobiles" et la cellule réseaux sociaux) et au service économique, sur le même palier, au 3e étage de l’immeuble place de la Bourse. C’était là le bon sens, et parions qu’il en sera de même dimanche 6 mai pour le deuxième tour.

La configuration retenue dimanche soir était celle...que la direction avait écartée au moment du déménagement en 2011, et qui aurait dû être retenue dès le départ, comme l’ensemble de la CGT n’a cessé de le dire : des équipes faisant le même métier, mais travaillant sur des supports différents, regroupées dans un seul et même immeuble.

A un "détail prêt", qui a compliqué un peu la communication : le desk France éloigné du reste des équipes.

Certains, parfois en toute bonne foi, ne voyaient là qu’un combat d’arrière-garde, du passé, utilisant des arguments à courte vue ("il n’y a qu’à traverser la rue" pour aller d’un bâtiment à l’autre). La preuve vient d’être administrée qu’il s’agit au contraire d’un combat résolument moderne.

La direction, qui s’est publiquement félicitée de la couverture de l’événement par l’AFP, serait bien inspirée de tirer les leçons de cet épisode.

L’expertise qui va commencer sur les conditions de travail rue Vivienne comme au siège, à la demande du CHSCT, doit en être l’occasion. Rappelons, car c’est une donnée factuelle, que cette expertise a été obtenue grâce à la ténacité des élus CGT, quand d’autres syndicats entérinaient sans condition le réaménagement du 3e étage (lire ici-même notre communiqué du 20 janvier 2012 "Réaménagement du siège : la CGT obtient des avancées").

Nous insistons une nouvelle fois, et nous le ferons à nouveau au Comité d’entreprise du 30 avril où doit être dressé un bilan des travaux de réaménagement du 3e étage : il est encore temps, sinon de cesser, du moins de limiter ce gâchis en rapatriant place de la Bourse les desks et la redchef. Il suffit de les installer au 2e étage, laissé libre par les services de production et aujourd’hui inoccupé dans sa quasi-totalité.

Comme le disait une pétition signée il y a quelques mois par de nombreux collaborateurs de l’agence : ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM

CGT toutes catégories - Paris, 25 avril 2012