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LETTRE DES ELUS DU CHSCT

 

PARIS, 25/05/2012 - Les élus du CHSCT portent à la connaissance du personnel la lettre qu’ils ont envoyé ce vendredi à M. Rémi Tomaszewski.

Monsieur Le Président du CHSCT,

Le contenu de la note de la direction du 15/05/2012 - 1643 nous oblige à réagir car nous ne comprenons pas sa finalité, si ce n’est une nouvelle fois de désinformer le personnel en dégradant un peu plus encore le dialogue social de cette entreprise.

Concernant la mission de l’expert vous omettez plusieurs points : Dans un premier temps, le retard de signature n’est que le résultat de multiples erreurs administratives de votre part (courriers et avis contradictoires, envoi de chèque non signé, perte de documents postaux...). De plus dès le départ de cette procédure vous indiquez que vous êtes d’accord pour une expertise (certainement car c’est une obligation légale) mais en désaccord avec le délai et le coût. En sous-entendant, avant même que les différentes parties se soient engagées, que cela se terminera devant les tribunaux. Vous refusez même d’étudier un deuxième cabinet d’expertise proposé par le CHSCT soucieux de résoudre ces différends au plus vite.

Les salariés apprécieront le contexte contradictoire dans lequel vous avez aménagé cette expertise. De plus vous avez omis de préciser que cette expertise s’étend sur les conditions de travail rue Vivienne et du personnel implanté au 3ème étage siège.

Nous vous rappelons aussi que plusieurs documents réclamés par le cabinet ERETRA ne leur ont toujours pas été transmis. Lors du CHSCT du 10 mai, et après deux suspensions de séance, un compromis a été trouvé pour que la date de départ de cette expertise commence le 11/05/2012.

Pour le début des opérations de curage et de désamiantage un CHSCT doit être réuni afin que les élus se prononcent sur ces travaux après avoir étudié les propositions et les méthodologies pour les étudier à la lumière du nouveau décret sur la protection des travailleurs contre les risques d’exposition.

Nous notons votre volonté de faire réaliser les travaux de réimplantation des services Juridique, de la direction de la rédaction, de la direction des ressources humaines, du service communication ainsi que les opérateurs sans avoir pris l’avis des élus du CHSCT.

Lors du comité du 10 mai vous avez omis de préciser sur l’ordre du jour le côté temporaire de ces 6 réaménagements alors que ces informations étaient précisées sur les autres points sur lesquels le comité a pu se prononcer.

Dans vote note vous indiquez aussi que "Tous les éléments ont été fournis au CHSCT afin de lui permettre de rendre un avis". Ceci est faux ! Comme nous vous l’avons indiqué lors de ce CHSCT du 10 mai, concernant la très grande majorité de ces 6 points, vous ne donnez aucune information concernant l’implantation actuelle du personnel (plans, surfaces, bureaux et mobilier) impacté par ces réaménagements " à tiroir ", la nomination des postes ainsi que la nomenclature sur les plans proposés sont absentes. Vous vous êtes proposé lors de la séance du 10 Mai à présenter ces plans lors d’un autre CHSCT, nous constatons qu’il n’en est rien !

Comment voulez-vous que l’on donne un avis si nous ne disposons pas du minima d’informations nous permettant d’effectuer notre mission.

Démarrer les travaux de réaménagement sans l’avis du CHSCT serait dans ces conditions, une entrave caractérisée au bon fonctionnement de ce dernier.

Contrairement à ce que vous semblez faire croire au personnel, nous n’avons pas vocation à bloquer les projets. Ne souhaitant pas que le scénario de la rue Vivienne se répète nous contribuons à la protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de travail. Pour preuve le CHSCT a donner un avis sur les 5 points de réaménagements qui disposaient de suffisamment d’informations.

Vous avez refusé la demande du secrétaire de convoquer un CHSCT dans un délai rapide afin de résoudre ce problème qui aurait permis d’apaiser les tensions. Nous attendons de votre part une réponse écrite et argumentée expliquant ce refus.

Les élus du CHSCT se concerteront pour prendre une décision.

Paris, le 25 mai 2012