Syndicat de journalistes CGT - section de l’Agence France-Presse

Agence France-Presse Branch of the French National CGT Journalists' Union (SNJ-CGT)


Accueil du site

 

SDJ : LA BOURSOUFLURE

 

La suspicion jetée et entretenue par la SDJ à l’encontre des organisations syndicales, dans son communiqué du 14 octobre, est insupportable.

Qu’est-ce qui fonde la prétention de la SDJ à s’ériger, comme elle le fait, en « garante de la transparence » à l’égard du personnel ? Qu’est-ce qui fonde l’accusation à peine voilée, proférée par cet aréopage sentencieux, selon laquelle les syndicats de l’AFP s’apprêteraient à exercer un « pouvoir de nuisance pour préserver leurs avantages ou privilèges » ?

Les organisations syndicales tiennent leurs prérogatives de leur représentativité mesurée dans les urnes auprès de l’ensemble du personnel, en application de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale. C’est ce qui fonde la légitimité, à l’AFP comme dans toutes les entreprises, des syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ, SUD, et CFE-CGC pour les cadres. C’est ce qui leur donne des élus. La démocratie, c’est le vote.

A l’inverse, les membres du bureau de l’association SDJ tiennent leur mandat de leurs adhérents, en l’occurrence une partie seulement de la rédaction.

La CGT – et aucune autre organisation syndicale digne de ce nom, pensons-nous – ne saurait par conséquent passer sous les fourches caudines de cette Haute Autorité qui ne dit pas son nom et se rengorge d’importance, pontifiant à qui mieux mieux.

Elle ne saurait non plus accepter de se placer sous la surveillance d‘ « observateurs ». Et pourquoi pas une médiation des « casques bleus » de la SDJ, tant qu’on y est ?! Confondre une négociation sociale dans un pays démocratique avec une élection sous surveillance internationale dans un régime dictatorial, il fallait oser. La SDJ l’a fait !

La CGT saurait d’autant moins accepter cette sommation que ces « observateurs » seraient tout, sauf neutres. Car, avant même le début des discussions avec la direction, la SDJ décrète le désarmement unilatéral du personnel, se disant prête – mais au nom de quoi, puisqu’elle n’est pas habilitée à négocier ? – à d’ »éventuelles concessions, voire des sacrifices ».

Que chacun accomplisse les missions qui sont les siennes, et les vaches seront bien gardées !

CGT toutes catégories – Paris 15 octobre 2013