Syndicat de journalistes CGT - section de l’Agence France-Presse

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"ACCORD D’ENTREPRISE " : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE LE MARDI 10 DÉCEMBRE

 

Les syndicats CGT (toutes catégories), FO (toutes catégories) et CGC ne participeront pas aux négociations sur un grand accord d’entreprise voulues par le PDG, Emmanuel Hoog, et destiné à remettre à plat tous les textes régissant les relations sociales dans l’entreprise.

Contrairement à ce qu’affirme M. Hoog, si des difficultés existent dans l’application des accords et usages censés s’appliquer à l’agence, ce n’est pas parce que ces textes ne seraient plus adaptés ou trop nombreux, mais bien parce que la direction a décidé unilatéralement de ne plus les appliquer ou de les dévoyer.

Qu’il s’agisse du protocole de 1969, régulièrement bafoué, de l’accord salarial de la presse nationale, non appliqué en 2013, de la suppression des primes et promotions, de l’organisation ou du temps de travail, les exemples abondent des domaines où la direction ne respecte ni l’esprit ni la lettre des textes en vigueur, instaurant de fait une situation de non-droit.

En lançant sa grande négociation sur un nouvel accord d’entreprise, la direction ne cache pas que son objectif est de faire table rase d’une grande partie de ce socle social et d’imposer en lieu et place une nouvelle "législation" lui permettant de faire de nouvelles économies sur le dos des salariés en réduisant la masse salariale.

Parmi les "modifications" envisagées : la diminution du nombre de jours de congés et des RTT, la prise en compte de "nouveaux" critères s’ajoutant à l’ancienneté pour les évolutions de carrière, l’introduction du forfait jour (qui supprime toute référence à un horaire hebdomadaire de travail), l’instauration d’une mobilité régionale mettant en cause le statut d’expatrié... Quant aux emplois, si le PDG affirme qu’il ne touchera pas à la "force éditoriale", il ne cache pas sa volonté d’économiser en remplaçant des postes de journalistes "siège" par des postes moins chers, et aucune garantie n’est apportée pour les autres...

Ce n’est pas faire un procès d’intention que de constater qu’aucune de ces propositions ne va dans le sens d’une amélioration des garanties offertes au personnel et qu’elles ont toutes le même objectif : nous faire travailler plus pour gagner moins.

Les syndicats CGT, FO et CGC refusent donc de s’engager dans une discussion où tout semble joué d’avance et où leur présence à la table de négociation ne servirait qu’à cautionner des reculs sociaux majeurs.

LES SYNDICATS CGT, FO, CGC APPELLENT A UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE LE MARDI 10 DÉCEMBRE A 14H30 AU PREMIER ÉTAGE DE LA RUE VIVIENNE

Paris, le 4/12/13