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PERSONNEL LOCAL DE MOSCOU ET KIEV : UN PREMIER SUCCÈS QUI DEMANDE UNE CONFIRMATION

 

Après avoir mis son veto, puis consenti à des mesurettes sans rapport avec l’ampleur du problème posé, la direction de l’AFP a enfin donné, à Noël, son accord pour que les salaires des personnels sous statut local des bureaux de Moscou et Kiev soient indexés sur l’euro, au moins au premier semestre 2015.

Pour en arriver là, il aura fallu des menaces de grève, que les salariés concernés étaient prêts à mettre à exécution, tant ce sont leurs conditions d’existence qui sont en cause dans ce contentieux.

Dans son principe, cette décision est bienvenue. Elle correspond à la revendication des salariés concernés, au nombre d’une trentaine, qui a été soutenue par les organisations syndicales et relayée auprès de la direction lors des réunions mensuelles avec les délégués du personnel.

La bataille n’est pas gagnée pour autant, puisqu’il reste à fixer les modalités techniques de cet accrochage du rouble et de la hryvnia ukrainienne à la monnaie unique européenne. On peut malheureusement faire confiance à la direction lorsqu’il s’agit de faire des économies sur le dos des salariés, y compris ceux qui ont dépensé sans compter temps et énergie dans la crise ukrainienne, Une de l’actualité internationale toute l’année 2014.

Le SNJ-CGT sera donc particulièrement vigilant pour que le lien entre l’euro d’une part, le rouble et la hryvnia de l’autre, se fasse de manière automatique et soit basé sur le cours existant avant le début de la chute de ces deux monnaies ces dernières semaines. Faute de quoi l’accord de la direction ne serait qu’une duperie. Par ailleurs, il manque aussi un rattrapage pour les mois écoulés.

Rappelons que le rouble a perdu 41% de sa valeur par rapport au dollar en 2014. La plupart des produits étant importés et le prix des loyers étant indexé sur le cours du dollar ou de l’euro, la perte de pouvoir d’achat des salariés des bureaux de Moscou et Kiev se monte en milliers d’euros par personne. Songez qu’en valeur, ces salariés gagnent aujourd’hui moins qu’il y a dix ans. Ils font pourtant le même travail que les expatriés qu’ils côtoient tous les jours.

Il est plus que temps de mettre fin à ce véritable scandale. Le SNJ-CGT y veillera !

Au-delà de ce cas précis, le mot d’ordre pour 2015 doit être le même partout : nous avons des droits, faisons-les respecter !

SNJ-CGT