Syndicat de journalistes CGT - section de l’Agence France-Presse

Agence France-Presse Branch of the French National CGT Journalists' Union (SNJ-CGT)


Accueil du site

 

La PQR veut-elle la mort de l’AFP ?

 

Les dirigeants de la PQR ont-ils décidé de tirer une balle contre l’AFP en menaçant de se désabonner des services de l’agence ? Certains ont déjà entamé le processus comme Paris Normandie. D’autres menacent de le faire (La Provence, Télégramme de Brest, Ebra ?).

PDF - 59.5 ko
Version imprimable

Prétextant la crise, certains mêmes auraient le secret espoir de quitter le Conseil d’administration pour vider ainsi le statut de 1957, qui a pourtant donné à la France les moyens de faire vivre la seule agence de presse mondiale non anglophone.

Alors aujourd’hui vouloir mettre en difficulté l’AFP ne rejoint-il pas sur le fond la volonté de dynamiter le statut que préconisent la gouvernance de l’agence et le gouvernement Sarkozy-Fillon ?

En parallèle se développe un projet de créer une nouvelle agence avec un fonds de pension reprenant la structure d’AP France pour lancer un service d’informations light répondant aux vœux des patrons de la PQR.

Le fond rejoint la forme !

Il faut casser le statut de l’AFP, valider un Contrat d’objectifs et de moyens qui remet en cause la couverture de l’agence et s’attaque aux emplois, ce pour mieux limiter en fin de compte l’indépendance rédactionnelle de l’agence (article 2 des statuts). Il suffit ensuite d’ouvrir le capital de l’agence pour pallier la débudgétisation des services de l’Etat. La boucle est bouclée.

A l’heure où l’Etat sarkozyen trouve des dizaines de milliards pour renflouer les patrons de l’industrie automobile ou le secteur bancaire, il n’y aurait pas une once d’euros pour donner à l’AFP et à ses personnels les moyens de développer une agence mondiale recueillant et diffusant l’information sur les cinq continents en six langues. Un gage du pluralisme des sources d’information dans le monde. Un élément de l’aide à la presse française et francophone.

Il y a urgence à mobiliser la profession et les élus de la nation pères fondateurs du « statut de la liberté » pour que vive l’AFP.

Montreuil, le 13 février 2009