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Journalistes AFP à l’étranger : un succès à la Commission de la Carte

 

Le SNJ-CGT OBTIENT UN SUCCES A LA COMMISSION DE LA CARTE

Les élus SNJ CGT à la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) ont obtenu après un long débat que soit enfin réglé le problème des journalistes de l’AFP travaillant dans les bureaux de l’étranger en statut local et payés localement. Pour beaucoup d’entre eux, ce sont soit des journalistes recrutés localement, soit des journalistes ex CDD qui sont contraints de s’expatrier pour poursuivre leur carrière.

Grâce à la persévérance des élus CGT, ces journalistes ont obtenu enfin le principe du renouvellement de leur carte de presse française.

La CGT a obtenu un vote de la Commission et le résultat a été positif, alors que le SNJ s’abstenait ou votait contre.

Les élus du SNJ-CGT de l’AFP ont depuis longtemps plaidé la cause de nos collègues à statut local à qui la Commission refusait souvent le renouvellement de la carte et sans que la Direction de l’AFP ne fasse rien pour les aider auprès d’elle.

Une raison de plus pour voter SNJ CGT aux prochaines élections à la CCIJP !!!

Le vote SNJ-CGT à la Commission de la carte : un signe fort pour la défense du profession et du pluralisme


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A partir du 27 avril, les journalistes sont appelés à voter pour leurs représentants à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

Dans le contexte actuel, le scrutin dépasse largement les seuls enjeux de la composition de cette commission.

En votant SNJ-CGT, les journalistes exprimeront leur volonté de renforcer le rôle de toute la profession dans les rédactions et de marquer leur opposition aux politiques patronales dictées par les quelques grands groupes qui se partagent le "marché".

Renforcer le vote SNJ-CGT et mandater à la CCIJP des élus SNJ-CGT sera un signal fort à l’adresse des éditeurs, du président de la République et du gouvernement dans la lutte sans corporatisme pour la défense de la profession et le pluralisme de l’information.

Dans un contexte de crise économique et sociale sans précédent, la presse et la profession se trouvent aujourd’hui en grand danger. Ainsi, la commission Copé pour l’audiovisuel a décidé, avec l’appui de la majorité parlementaire, d’asphyxier l’audiovisuel public et de le reprendre politiquement en main.

Des états généraux de la presse écrite en passant par le démantèlement de l’AFP, la même volonté se dégage : casser notre statut d’auteur salarié avec ses droits inhérents, faire de la presse et des journalistes des relais de communication des politiques libérales et des grands groupes économiques. Gouvernement et éditeurs se retrouvant dans une stratégie de marchandisation de l’information et de mise au pas des journalistes.

Comme l’avait annoncé le SNJ-CGT, aucune des préconisations du Livre vert des états généraux n’est susceptible de combler le fossé qui s’est creusé entre la profession et les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. La campagne sur le référendum européen en avait été une illustration. Va-t-on répéter l’opération lors des élections européennes au mépris de l’opinion publique ? Qu’est-il sorti des états généraux ? Rien pour défendre le pluralisme, rien pour assurer la protection des sources, rien pour pérenniser les droits d’auteur, rien pour améliorer le niveau des formations, rien pour lutter contre la précarité, rien pour octroyer des salaires décents à des journalistes pigistes qui gagnent à peine le SMIC. Le refus de reconnaître les entités rédactionnelles a été réitéré.

Ainsi, le pouvoir politique s’est clairement gardé de contraindre les employeurs à négocier sur ces questions. De plus pèse la menace d’un ordre des journalistes ou de chartes d’entreprise contraignantes, visant uniquement à culpabiliser les seuls journalistes et à exonérer des dérives de l’information les directions. Les éditeurs se montrant plus soucieux de profits que de qualité et d’intégrité. Les employeurs ont été bien servis par Nicolas Sarkozy, presque aussi bien que les banquiers : 600 millions d’euros pour restructurer l’impression et la distribution.

Le 3 décembre 2008, aux élections prud’homales, 34% des salariés ont voté pour un syndicalisme rassemblé de luttes et de propositions, plaçant les acteurs du syndicalisme combatif largement en tête de toutes les organisations. Confrontés à la crise, ils ont voté pour la CGT, renforçant ainsi sa place déterminante dans le pays.

Les 29 janvier et 19 mars, les journalistes se sont mobilisés comme jamais avec tous les salariés du public et du privé en participant massivement aux grèves et manifestations unitaires.

En pointe dans les luttes, que ce soit pour la défense de l’audiovisuel public ou lors des conflits salariaux dans la presse magazine, le SNJ-CGT, comme la CGT, est aujourd’hui la force incontournable sur laquelle la profession peut compter.

ELECTIONS A LA COMMISSION DE LA CARTE : VOTEZ SNJ-CGT