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LA CGT DESAPPROUVE LE REPORT DU REFERENDUM ET APPELLE AUX URNES

 

Premier syndicat de l’Agence, la CGT toutes catégories regrette l’initiative prise par certains syndicats qui, dans un nouveau pas de danse, ont décidé de reporter sine die le référendum annoncé pourtant à grand son de trompe jusque devant les parlementaires. Parmi les salariés, l’incompréhension domine face à ce nouveau recul. Pour une large majorité des salariés, cette consultation, prévue entre le 12 et le 26 janvier, était l’occasion d’exprimer son rejet de modification du statut proposé par le PDG Pierre Louette sur injonction du gouvernement. Différer ce vote ne peut que créer, une fois de plus, la confusion, la démobilisation du personnel toutes catégories et le désarmement unilatéral face aux partisans de l’asservissement de l’AFP. En prenant l’initiative d’une consultation démocratique, l’intersyndicale s’était donné un moyen de pression sur tous ceux qui rêvent d’une étatisation ou d’une privatisation de l’Agence, y compris sur le "comité d’experts" mis en place début décembre par le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand.

Renoncer, c’est donc décider de ne pas abattre nos cartes et redonner la main à la partie adverse.

Pour la CGT, ce "comité d’experts" piloté par un ancien PDG, auteur d’un plan de licenciements avorté de 150 salariés en 1986, ne porte qu’un nom, et un seul : la commission Pigeat. La CGT a déjà fait part de sa position, au vu de sa composition (voir notre communiqué " Experts ou fossoyeurs de l’AFP ? ").

Le changement de statut reste bel et bien d’actualité : à ce jour personne n’a annoncé le retrait, ni même le gel, du plan Louette. Il n’est donc nullement question d’un désaveu pour Pierre Louette. Ce "comité" n’est qu’un leurre grossier afin de reporter de quelques mois, après les élections régionales et à l’orée des vacances d’été, le projet de casse du statut sous couvert de "consensus" et de "concertation", ce malgré la bienveillance de certains de ses membres à l’égard de l’AFP. Il s’agit simplement de donner au plan Louette la caution d’une "autorité" extérieure et "indépendante" en l’assortissant le cas échéant de quelques variantes mineures pour donner le change.

Pour la CGT l’heure n’est pas à la démobilisation ni au report de l’action. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur les conclusions de cette commission et cela ne peut être en aucun cas un argument de renvoi de la consultation prévue. Le refus du PDG de mise à disposition de l’infrastructure technique pour l’organisation du vote non plus. D’autres solutions sont possibles et envisageables.

D’ORES ET DÉJÀ, LA CGT DÉCIDE DE TOUT METTRE EN ŒUVRE POUR ORGANISER CETTE CONSULTATION LE PLUS TÔT POSSIBLE.

Elle informera le personnel dès que les modalités et la date de ce vote seront finalisées.

La question sera celle qu’avait arrêtée l’intersyndicale : "Approuvez-vous le projet de changement de statut de l’AFP défendu par son PDG et comportant la transformation de l’agence en société par actions ?".

La CGT appelle les autres syndicats à réexaminer leur position et à organiser avec elle la consultation dans les meilleurs délais, afin de maintenir la pression par tous les moyens contre tous les projets néfastes pour l’indépendance de l’Agence et la remise en cause de nos métiers.

SEULE LA MOBILISATION SOUS TOUTES SES FORMES PAIE. LE PERSONNEL NE SERA ENTENDU A L’EXTÉRIEUR QU’A PROPORTION DU BRUIT QU’IL SERA CAPABLE DE FAIRE EN INTERNE.

CGT toutes catégories, Paris le 11/01/2010